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Shaun Cassidy

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Cop-show, Drame familial, Murder show, Science-fiction

  • Mouvements

    Sci-fi boom, Télévision de Qualité

  • Familles

    Les Eclectiques

  • Décennies

    1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • American GothicAmerican Gothic
    • InvasionInvasion
    • RoarRoar
    • Ruby and the RockitsRuby and the Rockits

    Shaun Cassidy est la preuve vivante que tous les showrunners ne sont pas des machines à créer des histoires formées dans l’élite des universités américaines. Enfant-star, puis touche-à-tout de la télévision, Cassidy est le représentant d’une couche plus empirique de la production télé américaine. Un statut qui ne l’empêche pas de collaborer avec quelques grands auteurs (Dick Wolf, Clyde Phillips) et d’être impliqué dans des classiques (American Gothic, Cold Case…) de la fiction américaine.

  • Biographie  

    S’il y avait un concours du writer-producer atypique, Shaun Cassidy pourrait postuler sans peine tant sa carrière ne ressemble à aucune autre. Et ça démarre fort. 1970 est la décennie de toutes les réussites pour Shaun Cassidy. Fils des acteurs et chanteurs Jack Cassidy et Shirley Jones, Shaun Cassidy abandonne la fac pour débuter une carrière dans la chanson. Une carrière quelque peu singulière car débutant en… Allemagne. Le succès se profile en Europe où son single Morning Girl devient un tube qu’il va désormais fredonner un peu partout dans le monde. De retour aux Etats-Unis, il connaît le succès avec la reprise du standard « Da doo ron ron ». Plusieurs albums naîtront et Cassidy connaît alors un succès aussi intense que soudain. Parallèlement, il entreprend une carrière de comédien et joue dans une série de Glen A. Larson aujourd’hui oubliée : The Hardy Boys, l’histoire pas inintéressante de deux frères détectives. Des succès musicaux sur scène doublés d’une présence sympathique à l’écran, Shaun Cassidy peut difficilement faire mieux.

    Et pourtant, le jeune homme casse son image en jouant dans Like normal people (littéralement « comme les gens normaux »). Il endosse le rôle d’un déficient mental désirant se marier et qui va défier les autorités pour cela. A la suite de ce numéro d’acteur, Cassidy revient au prime-time classique en jouant dans un remake télé d’un film de cinéma Breaking Away. Les années 1980 arrivent. Shaun Cassidy passe de mode et ne sait pas se renouveler. Il effectue un break salvateur et en profite pour s’occuper de sa famille. Bien qu’à l’écart, il ne quitte jamais la sphère du jeu et de la fiction. Il joue au théâtre et cachetonne dans quelques valeurs sûres du primetime comme Matlock ou Arabesque (Murder she wrote). Sa carrière devant l’écran va peu à peu s’éteindre et laisser la place à un job situé, à  partir de ce moment-là, plutôt dans une writing-room. Celui d’auteur et même de créateur de séries.

    Début 1990, il est impliqué dans Over my Dead body, une série créée pour l’acteur anglais Edward Woodward (The Equalizer) dont il n’est encore que le consulting producer. La série ne fonctionne qu’une moitié de saison mais le projet est suffisamment bon pour que Shaun Cassidy soit considéré comme quelqu’un pouvant écrire en télévision. Il enchaîne avec Strays, unitaire produit pour le câble où il montre déjà son goût du macabre. Chose qu’il confirme en 1995 en créant ce qui reste comme étant son œuvre la plus marquante. American Gothic survient dans la mouvance de Twin Peaks ou encore de certaines séries de David E. Kelley. Produite en tandem avec Sam Raimi, la série met en scène une petite ville des Etats-Unis dans laquelle se déroulent de bien curieux événements. Et pour cause le Shériff de la ville (très bon Gary Cole) semble être le Diable lui-même. La série est un flop pour CBS mais elle fait partie de ces séries qui, à l’instar de Profit, font avancer de nombreuses questions en matière de série télé. A partir de là, Cassidy est définitivement considéré comme un développeur de série télé. Cela coïncide avec son dernier grand rôle (Edward Lyon à Broadway). Cassidy tourne une page de sa vie. Désormais Producteur télé à plein temps ou presque, il va enchaîner les projets.

    Toujours à la recherche de sa première grande série en terme d’épisodes, Shaun Cassidy est un créateur curieux qui sait varier les plaisirs, quelqu’un de décidément à part dans l’univers de l’industrie télévisuelle.

    Roar (1996) est un courageux drama sur la lutte d’une tribu irlandaise face aux romains. La série programmée sur la Fox  dure une demi-saison. L’année suivante, il travaille au développement de Players en compagnie de Clyde Philips et Dick Wolf. La série met en scène un groupe fictif du FBI constitué d’ex-détenus libérés sur parole. La série dure une saison. En 2000, il enchaîne avec Cover me : based on the true life of an FBI family, série bâtie autour du concept d’une famille entièrement sous couverture. 

    Peut-être lassé des séries trop High-concept, Shaun Cassidy, dont l’imagination et le talent ne sont pas remis en doute, enchaîne avec quelques projets plus classiques au rang desquels on trouve  The agency (2001-2003), série – un  peu trop – à la gloire de la centrale de renseignement américaine.  Trop sérieuse (et trop patriotique ?), la série pâtira de très mauvaises critiques. En 2003, il est appelé au chevet de Meredith Stiehm quand celle-ci développe pour la première fois une série, en l’occurrence la très réussie Cold Case. Réaliste et honnête Shaun Cassidy constate qu’il n’a rien à faire là, la jeune showrunner se débrouille très bien toute seule. Il préfère repartir développer The Mountain (2004) et un énième remake de Tarzan (version retour à New-York), une série avec un décalage plutôt frais qui ne suffira pas à en faire une série pérenne.

    En 2005, la télévision a changé. Le câble développe toujours plus de séries au ton moderne et dérangeant. Les networks ne peuvent pas rivaliser sur tous les terrains. Pourtant avec Lost, ABC montre que la télévision grand public n’est pas morte. Shaun Cassidy s’inscrit totalement dans cette philosophie avec Invasion, série d’une seule saison, certainement la plus aboutie à ce jour. Mélange de ses envies fantastiques, de son sens de la narration à l’instinct, Invasion est un divertissement réussi, quelque chose qui vous fait sourire et frissonner à la fois.

    Depuis, Shaun Cassidy a repris son bâton de pèlerin. Il a développé Inseparable en 2008 et surtout Ruby & the Rockits pour ABC Family en 2009. Toujours à la recherche de sa première grande série en terme d’épisodes, Shaun Cassidy est un créateur curieux qui sait varier les plaisirs, quelqu’un de décidément à part dans l’univers de l’industrie télévisuelle.

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