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Roy Huggins

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Cop-show, Murder show, Western

  • Mouvements

    Âge d'or

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1950 - 1960 - 1970 - 1980 - 1990

  • Séries phares  

    • Deux cent dollars plus les fraisDeux cent dollars plus les frais
    • Le FugitifLe Fugitif
    • CheyenneCheyenne
    • Le virginienLe virginien

    Comme quelques autres personnalités nées au début du XXeme siècle, Roy Huggins a vu naître la fiction télévisée. Il en a par la suite été l’un des principaux  promoteurs créant au passage quelques grands classiques tels que Maverick, Le Fugitif ou encore Deux cent dollars plus les frais. Mentor entre autre de Stephen J. Cannell, Huggins est un grand monsieur de la télévision américaine.

  • Biographie  

    Roy Huggins n’est pas le plus connu des grands producteurs mais ce n’est pas le moins important. Entré dans le monde de la production télévisée dès 1952 à une époque où tout restait à faire, Huggins, contemporain des Mel Brooks, des Woody Allen et autre Rod Serling ne tarde pas à accéder à des responsabilités de producer (sa formation d’ingénieur colle bien avec l’aspect organisationnel de cette nouvelle fonction qu’Huggins va contribuer à développer) pour créer une télévision au style solide mais jamais dénué de profondeur comique comme tragique. Comme Dick Wolf aujourd’hui, Huggins est plus un faiseur de projet qu’un auteur. Son passage par la suite dans les états-majors de plusieurs studios (MCA, 20th Century Fox Television) est là pour le rappeler. Huggins a eu l’opportunité de travailler à une époque où l’industrie du divertissement n’avait pas encore totalement digéré l’apport de la télévision. Les studios commençaient à peine à prendre conscience de l’immense eldorado qu’allait constituer la télévision dans un avenir proche. En travaillant sur plus de 20 séries, Huggins a, bien sûr, croisé le chemin de quelques illustres professionnels comme Quinn Martin, Stephen J.Cannell ou Glen A. Larson. Comme beaucoup de grands créateurs télé, Huggins a su piocher dans ce qui existait en roman  (les siens parfois…) ou au cinéma. Il a su sentir l’air du temps. Après avoir travaillé sur Cheyenne, archétype de la série de western figée (pour ne pas dire conservatrice) produite en batterie par Hollywood, Roy Huggins va faire en sorte, par la suite, dans chacune de ses créations, d’apporter une nouveauté au format ou au genre dans lequel il s’inscrira.  Ses grands personnages seront toujours des êtres inclassables ou/et en marge. De ce point de vue, Maverick, en 1957 est une fiction qui détone avec le premier degré véhiculé par les westerns TV.  77 Sunset Strip (1958-64), le Fugitif (1963-67) ou encore The Rockford Files (1974-80) sont à chaque fois des séries qui refusent la facilité et prennent des risques. Le fugitif, à cet égard est une fiction passionnante. Elle propose un voyage dans une Amérique que la télévision, modelée par les annonceurs, n’aime évidemment pas beaucoup montrer. Dans sa fuite et sa quête, le Dr Richard Kimble (héros malheureux de la série) ausculte son pays et ce qu’il découvre, la misère humaine, la désespérance de certains dans un pays qui va conquérir la lune et veut imposer son modèle partout est une des bonnes surprises de la série.

    Avant de devenir un créateur de tout premier plan, Huggins fait ses classes… au cinéma. Après avoir travaillé dans le secteur de la défense durant la Guerre, il publie son premier roman (The Double Take) en 1946. Quand Columbia acquiert les droits de l’œuvre, Huggins demande à travailler sur l’adaptation. Ainsi commence sa carrière pour Hollywood. En 1952, il a la possibilité d’écrire et de réaliser Hangman’s Knot, un western de Randolph Scott. Il travaille alors dans un pool de scénariste mais pour le cinéma.

    C’est en 1955 qu’il bascule vers la télévision. Warner l’engage (pratique de l’époque qui a été remplacé depuis par les contrats de développement). Il travaille sur plusieurs shows avant de montrer sa pleine mesure sur Cheyenne, série qui devient l’un des premiers succès télé du studio. Sur la série suivante, Conflict, il fait la connaissance de James Gardner, acteur qui va interpréter des rôles majeurs dans deux de ses plus gros succès (Maverick et The Rockford Files). Aussi, quand Warner demande à Huggins de réfléchir à des projets de série. Ce dernier pense immédiatement à Gardner pour incarner son fameux héros en marge. La série et son côté désamorcé devient immédiatement populaire. Elle intègre le Top 10 et remporte l’Emmy du meilleur western (!) en 1958. Huggins sait qu’il tient quelque chose avec cette façon de créer des héros forts prenant des chemins de traverse. La série s’impose comme un anti-Bonanza (programme le plus populaire de l’époque). 

    Comme beaucoup de grands créateurs télé, Huggins a su piocher dans ce qui existait en roman ou au cinéma. Il a su sentir l’air du temps. 

    Surfant sur la vague comme il est souvent de coutume du côté de Hollywood, Huggins enchaîne avec 77 Sunset Strip, une série de privé adaptée de l’un de ses propres romans (Lovely Lady, Pity Me). Là aussi, Huggins bouscule les codes figés de la discipline. La série propose une plongée dans un monde gorgé de soleil où dollars et décapotables coulent à flot. Des soucis financiers entre le créateur et le studio vont stopper l’influence de Huggins sur 77 Sunset Strip et Maverick.

    Huggins quitte alors Warner pour 20th Century-Fox. Début 1960, Huggins s’empêtre dans l’imbroglio Bus Stop, série violente qui servira de prétexte à certains pour critiquer (à juste titre) la télévision de l’époque. Huggins se fâche avec ses employeurs et décide de laisser mourir son contrat. Pendant ce temps, il prend soin de répondre à tous les détracteurs de la fiction télé (notamment la puissante autorité de contrôle (FCC) et son emblématique patron Newton Minow. Il se fait l’un des (convaincants) défenseurs d’une culture de masse divertissantes. Ses productions en sont les meilleurs exemples.

    Businessman et théoricien de la série plus qu’auteur pur, Huggins a une idée lumineuse en créant une série qu’il va ensuite « vendre » à un producteur indépendant qui en assurera la production (et les problèmes) au quotidien. Professeur à UCLA, Higgins réalise le tour de force de vendre sa série à Quinn Martin tout en convaincant ABC, la chaîne qui va la diffuser, de bâtir un programme de masse autour du personnage principal d’un évadé accusé (injustement) de meurtre. La série revisite le western et sa conquête de l’ouest. Le Fugitif est une œuvre télé parfaite qui optimise tous les outils narratifs. La public ne s’y trompera pas en permettant au programme de devenir l’une des grandes œuvres populaires du XXeme. Le final de la série sera suivi par près de 80 millions de personnes. Un chiffre rarement battu depuis par autre chose que les finales de Superbowl.

    Huggins reviendra à ses premiers amours : la production télévisée : il travaille sur Le Virginien mais aussi pour Run for Your Life, mélange du fugitif et de Breaking Bad.
    Début 1970, il est impliqué sur des séries comme The Lawyers, Alias Smith and Jones (série sur laquelle il travaille avec un certain Glen A. Larson) ainsi que Baretta où il collabore avec un de ses anciens protégé Stephen J. Cannell. La même association conduit à la création de The Rockford Files (Deux cent dollars plus les frais), une série de détective annonçant Magnum (Tom Selleck y tient d’ailleurs un rôle régulier secondaire), lançant un certain David Chase, futur créateur des Sopranos. James Gardner tient là son meilleur rôle. Huggins ne sera présent que les deux premières saisons mais il est clair que la désinvolture de Jim Rockford tient beaucoup du style de Roy Huggins.

    Au milieu des années 1980, en parallèle de quelques téléfilms, Roy Huggins est appelé, une dernière fois, pour développer une série télévisée. Stephen J. Cannell et Frank Lupo l’accueillent pour écrire les aventures, primaires et violentes, de Rick Hunter, sorte d’Inspecteur Harry du pauvre. Cette dernière pige est presque oubliable. Surtout quand on voit comment Hollywood toujours à la recherche de choses à recycler a utilisé depuis les créations de Roy Huggins. The Fugitive au cinéma pour deux films et en télévision pour un remake ainsi que Maverick toujours pour le 7eme art ont perpétué la réputation de ce formidable créatif.

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