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René Balcer

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Cop-show, Drame judiciaire

  • Familles

    Les Classiques

  • Décennies

    1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • New York District / New York Police JudiciaireNew York District / New York Police Judiciaire
    • Law & Order: Los AngelesLaw & Order: Los Angeles

    Showrunner accompli, le francophone René Balcer est l’un des grands (oubliés) de la télévision américaine. En mettant sa plume au service de Dick Wolf et de ses productions (Law and Order, Law and Order : CI, Law and Order : Russia…), il s’est privé d’une certaine notoriété mais s’est bien rattrapé en devenant l’un des maîtres d’une des plus grandes marques de la télévision US moderne.  Law and Order, c’est un peu lui.

  • Biographie  

    Quand Dick Wolf demande à René Balcer de traverser le continent américain pour aller lancer Law and Order : Los Angeles, sa toute nouvelle et très stratégique série, ça n’a rien d’une punition mais plutôt de l’hommage suprême. Le créateur de la super franchise Law and Order prend rarement le plus insignifiant de ses lieutenants pour donner une suite californienne à la marque qui lui a permis de bâtir un empire de plusieurs centaines de millions de dollars. Avec René Balcer, il tient la personne quasi-parfaite. L’homme a aussi bien fait partie du vaisseau amiral, Law and Order (New York : Police judiciaire), notamment au moment de son Emmy de la meilleure série en 1997 que de la série dérivée Law and Order : CI (New-York : Section Criminelle) dont il a pris les commandes. Balcer a également lancé certaines déclinaisons étrangères des différents Law and Order notamment en Grande-Bretagne France et en Russie. Autant dire que l’homme s’y connaît un minimum en matière de série maison.
    Né à Montréal, francophone, ce qui n’est pas si courant dans le business américain des fictions télé, René Balcer détonne autant par ses origines que par son parcours. Il commence sa carrière dans l’image de manière rocambolesque quand il s’improvise JRI durant la Guerre du Kippour. Parti voir une copine, il filme alors les combats sur le plateau du Golan et dans la péninsule du Sinaï. De retour au Québec, il s’inscrit en fac (Concordia) où il suit des cours de communication et de cinéma. Il se retrouve ensuite à Hollywood où il travaille dans la mouvance du réalisateur culte Monte Hellman mais aussi de personnalités comme Francis Ford Coppola, Steven Tisch ou Mace Neufeld.

    Law and Order, c’est un peu lui.

    La carrière télé de René Balcer démarre début 1990 sur Star Trek : The Next Generation et Law and Order. Personne ne mise beaucoup sur le fait que Law and Order, série quasi jeanséniste tant par son discours que par sa forme, plaise au public américain. La série en question va juste durer vingt saisons. Vingt saisons auxquellles René Balcer participera de près ou de loin. Sur cette série au déroulement presque immuable, Balcer apprend. Il prétend avoir mis plusieurs saisons à appréhender le style taillé à la serpe de cette série unique décryptant le système judiciaire comme rarement. Grand amateur de polar, Balcer s’amuse à agrandir le cercle des (nombreux) personnages de Law and Order. On lui doit par exemple le personnage du Dr Emil Skoda, psychiatre interprété par J.K Simmons (le terrifiant Vern Schillinger de la série Oz), un personnage que Balcer va bientôt faire intervenir aussi bien dans Law and Order que dans sa série dérivée qu’il va créer en 1996, Law and Order : Criminal Intent (New-York : Section Criminelle). Cette nouvelle livrée dans la galaxie de Dick Wolf, la troisième déjà s’éloigne du concept initial. Adieu la forme extrêmement pregnante. Balcer installe un policier qui a tout d’un Sherlock Holmes mâtiné d’un Maigret. La série, même si elle reste dans New-York, devient plus violente et surtout habité par un héros qui fait son numéro. Vincent D’Onofrio nous montre une jolie palette d’émotions et nous emmène dans les enquêtes les plus tordues et en même temps les plus humaines car toujours très en phase avec des faits ayant réellement eu lieu (on reconnaît là le style Law and Order).
    
Balcer ne compte plus les récompenses qui sont venus souligner la perfomance des différentes équipes de Law and Order. Personnellement, il a presque tout gagné ce qui peut compter à la télévision américaine. Emmy Award, Screenwriter Award, Peabody Award, Edgar Award, la liste est extrêmement longue, elle rend à peine hommage au talent industriel de Balcer crédité à lui seul de 70 épisodes de Law and Order et de 110  pour Law and Order : Criminal Intent. Un éritable exploit quand on connaît, encore une fois, la qualité de tout ce qui est produit chez Wolf Films.

    Revenu aux commandes de Law and Order depuis la saison 17, René Balcer s’offre le petit plaisir d’écrire le tout dernier épisode de la franchise (Rubber boom). Un moment de l’histoire télé américaine. 44 minutes que le New York Times qualifiera de plus grand final jamais écrit. Balcer a eu l’honneur de boucler la plus longue série policière jamais produite avec ses 20 saisons. Une longévité qui constitue également le record intégral à égalité avec le westen « Gunsmoke » (1955-1975). Seul Les Simpsons font désormais mieux. René Balcer est reparti de zéro avec Law and Order : Los Angeles, une série qui a été l’une des bonnes surprise de la rentrée 2010-2011. Mais avec un professionnel de la trempe de Balcer, est-ce réellement une surprise ?

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