FERMER×

Marshall Herskovitz

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Drame familial, Drame psychologique

  • Mouvements

    Télévision de Qualité

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1970 - 1980 - 1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • The White ShadowThe White Shadow
    • Angela, 15 ansAngela, 15 ans
    • Special BulletinSpecial Bulletin
    • ThirtysomethingThirtysomething

    Que ça soit au cinéma ou en télévision, Marshall Herskovitz commet rarement des fautes de goût. Élevé à la télévision industrielle des années 70 (scénariste sur Chips…), il participe, avec des producteurs comme Steven Bochco, au renouveau de la télévision américaine durant la période dorée de la Quality Television au milieu des années 80. Thirtysomething (Génération Pub) est la série qui le révèle, My So-called Life (Angela, 15 ans) son chef d’œuvre. Once and Again (Seconde chance), une série pleine de maturité. Très impliqué en cinéma depuis une décennie, il sait aussi, avec son compère Ed Zwick surveiller les nouveaux moyens de raconter des histoires. Quarterlife (2005) s’est avéré un exemple crédible de ce pourrait être une bonne webfiction.

  • Biographie  

    Peut-on faire carrière à la télévision américaine sans développer une seule série policière ? Oui, la preuve avec Marshall Herskovitz qui, flanqué de son partenaire de toujours Ed Zwick, présente jusqu’à présent un tableau de chasse où prédominent des séries avant tout humaines dotées d’une précision psychologique rare en télévision, même depuis l’apparition de la fiction câblée de HBO, Showtime, AMC et compagnie.

     

    Marshall Herskovitz sort de la Brandeis University en 1973. Il intègre l’American film Institute deux plus tard. A sa sortie, il commence à écrire pour la télévision. Chips, série kitschissime est pratiquement sa seule faute de goût et encore, à l’époque l’importance du show dans les classements d’audience l’encourage certainement un peu à tenter cette première aventure. Il travaille ensuite sur Family, une série familiale, très regardable, produit par la prolifique doublette Spelling/Goldberg. Le véritable début de sa carrière survient avec sa contribution sur The Night Shadow. Il côtoie la future crème de la fiction télé américaine (Paltrow, Masius, Brand, Falsey, Tinker, Bochco…). La famille MTM, du nom de la société de production qui produit à cette époque là : Hill Street Blues, St Elsewhere, Lou Grant, le Mary Tyler Moore show, Remington Steele. Marshall Herskovitz est au bon endroit eu bon moment.

     

    Associé désormais à Ed Zwick, Marshall Herskovitz écrit notamment Special Bulletin, un unitaire TV reposant sur accident de centrale nucléaire qui leur vaudra deux Emmy Awards (meilleur film, meilleur scénario) ainsi qu’un WGA Award et un Humanitas Prize mais aussi la confirmation que leur écriture et leurs choix de production sont les bons.

     

    En 1985, les deux compères fondent The Bedford Falls Company, référence à la petite ville où Capra a situé l’intrigue de La vie est belle. Pour leur premier projet, Herkowitz et Zwick décrochent la timballe. Thirtysomething s’incrit totalement dans le courant qui révolutionne la télévision à cette époque. Bavarde, vive, auto-référencielle, intertextuelle, responsable d’audace de narration dont était rarement capable sa devancière, où alors trente ans plus tôt du temps des pionniers comme Rod Serling, cette nouvelle télévision (la Quality Television d’après l’expression de l’universitaire Robert Thompson) révolutionne le médium. Elle est la matrice de la télévision actuelle. Herskovitz et Zwick en compagnie d’auteurs comme Tom Fontana, Steven Bochco, Dick Wolf, Mark Frost, John Falsey et Josuah Brand s’en feront les ambassadeurs.

    En 1999, Herskovitz et Zwick lancent Once and Again. La série de la maturité. Toutes les leçons de My so-called life ont été comprises. La série est un mélo d’une qualité rare. 

    Thirtysomething ne montre aucun meurtre, aucune poursuite en voiture mais la vie de plusieurs familles dont certains membres travaillent dans le milieu de la publicité. Cette série initie le style de Herskovitz et Zwick en télévision. Elle préfigure toute la finesse psychologique de My so-called life (Angela, 15 ans) Relativity et Once and Again (Deuxième chance). Une télé qui ne cassera jamais la baraque en terme d’audience. Herskovitz et Zwick se font les avocats d’une télé d’auteur. Une télé qui a des choses à dire et les dit. Avec Thirtysomething, ils gagnent tout ce qui est possible de l’être pour une fiction télé (Emmy Award, Golden Globes, WGA Award, PGA Award, DGA Award, People’s Choice Award, Humanitas Award, Peabody Award).

     

    Le duo ne se cantonne pas à la télévision. En quelques années, ils se bâtissent également une réputation affirmée de producteurs de cinéma. En 1992, Herskovitz réalise Jack The Bear avec Danny DeVito. Les deux compères produisent ensuite Légendes d’automne (Legends of the fall) suivra quelques années plus tard Traffic de Steve Soderbergh, film fresque sur la question de la drogue qui remportera pas moins de quatre Oscars et deux Golden Globes.

    Retour en 94 où The Bedford Falls Company produit un projet apporté par Winnie Holzman, il s’agit de My so-called life (Angela, 15 ans), l’un des grands moments de la télévision moderne. Une œuvre sans fausse note du casting à la réalisation en passant par l’écriture confiée à un groupe d’auteurs proprement en état de grâce. Là, encore, dans cette chronique des petites choses, la patte Herskovitz s’exprime par un art du sous-texte considérable. Rien à jeter ou presque dans cette série qui fera éclore les talents de Claire Daines et Jared Lero. La série est un succès critique considérable. On ne peut pas en dire de l’accueil du public, étonnamment froid avec une série qui aura peut-être eu le défaut d’être un miroir trop réaliste de la société américaine. L’année suivante, Herskovitz et Zwick s’entêtent en lançant Relativity qui fonctionne à peu près sur les mêmes ressorts mais avec de jeunes adultes (une sorte de Twentysomething…). Nouvel échec pour une série qui ne démérite pourtant pas.

     

    En 1999, Herskovitz et Zwick lancent Once and Again. La série de la maturité. Toutes les leçons de My so-called life ont été comprises. La série est un mélo d’une qualité rare. Les auteurs, Winnie Holzman en tête mettent un malin à ciseler les sentiments. La télévision devient le réceptable d’un nouveau moyen de raconter des histoires complexes. Herskovitz et Zwick si l’on ajoute Traffic, produit dans la même période, sont au sommet de leur art. Chose rare, ils choisiront de saborder leur série quand ABC refusera de leur donner des assurances quant à la poursuite de la série dans une case de diffusion décente. Le couple Sela Ward – Billy Campbell forme l’un des plus jolies associations de l’histoire du mélodrame et la série dans son ensemble est un vrai regard, une coupe sociologique de l’Amérique des années 2000.

     

    Depuis 2002 et l’arrêt de Once and Again (Deuxième Chance), le duo s’est fait rare en télévision. Excepté quelques pilotes qui portent leur signature, on a reparlé de Marshall Herskovitz et Ed Zwick quand ces derniers ont décidé en 2008 de lancer Quarterlife, leur web-fiction accompagnée d’un réseau social appelé à se développer autour des histoires qui étaient racontées. L’expérience n'a pas fait long feu mais elle confirme bien le talent du duo Herskovitz et Zwick, qui n’a plus rien à prouver mais veut juste nous raconter des histoires.

  • Crédits principaux   - Tous

  • filiations   - Tous

best websites
Loading…

Welcome to

The first website dedicated to US TV Shows through their creators.

Découvrez qui influence qui, et lesquels ont travaillé ensemble et comment,

et naviguez à travers la carte des créateurs des années 50 à nos jours.

50
No results
Passer la vidéo