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Kenneth Johnson

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Cop-show, Science-fiction

  • Mouvements

    Big three, Sci-fi boom

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1970 - 1980 - 1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • VV
    • L’homme qui valait trois milliards L’homme qui valait trois milliards
    • Bionic WomanBionic Woman
    • The Incredible HulkThe Incredible Hulk

    Présent sur les génériques télé depuis 1973, Kenneth Johnson fait partie du club restreint des grands créateurs de séries. Que se soit pour The Six Millions Dollar Man, Super Jaimie, The Incredible Hulk ou encore V et Alien Nation, Kenneth Johnson a toujours su participer voire créer des œuvres marquantes jamais déconnectées des valeurs de la société. Un aspect qui fait beaucoup pour la popularité des œuvres qu’il a crée, et ce, en dépit de leur côté fantastique ou de science-fiction plus ou moins kitsch.

  • Biographie  

    Kenneth Johnson est immense créateur. Moins révolutionnaire que Steven Bochco, moins prolifique que Stephen J. Cannell, moins carré que Dick Wolf, moins doué que Aaron Sorkin ou décalé que David E. Kelley, Kenneth Johnson a tout de même été la pierre d’angle de plusieurs franchises mythiques liées au genre de la science-fiction.

    Commencée début 1973 dans la writing-room de Adam 13 aux côtés de légendes comme Jack Webb, la carrière de Kenneth Johnson s’accélère quand ce dernier devient scénariste et producer sur The Six Million Dollars Man. Une série, adaptée d’un roman, sur laquelle il fait assez vite son trou, conséquences, Kenneth Johnson est chargé de créer un spin-off (série dérivée). Ce sera Bionic Woman (Super Jaimie). Moins mystérieuse et finalement très (trop ?) proche de la série originelle, la première création de Kenneth Johnson est un succès en demi-teinte. Peut-être même un échec pour lui puisqu’il prend du recul dès les premiers épisodes quand il s’aperçoit qu’il ne produira pas la télévision qu’il souhaitait. La même année, il lance The Incredible Hulk, série adaptée du personnage de Stan Lee. Sans effet spéciaux extraordinaires mais avec un incroyable interprète pour le rôle de Hulk (Lou Ferrigno, ex-monsieur Univers), la série sait jouer sur des ressorts minimalistes pour séduire le public. La longue quête du Dr Banner  reprend à chaque fin d’épisode. Incompris, trahi, injustement traqué, Banner erre dans l’Amérique des années 1970 un peu comme le Dr Kimble l’a fait dans le Fugitif et les années 1960. Hulk : un vrai bon souvenir. Mais le meilleur est à venir. Après quatre saisons sur Hulk et l’annulation de la série, Johnson pitche chez NBC une idée de série de science-fiction. Le patron des fictions de l’époque (le génial Brandon Tartikoff) donne immédiatement son feu vert pour une mini-série qui va devenir l’une des grandes icônes SF des années 1980 avec Star Wars. La série débute par un générique mythique. Une musique inquiétante sur fond noir et la lettre V qui apparaît. Les premières secondes ne sont pas mal non plus. Au dessus de chaque grande capitale du monde des vaisseaux spatiaux se présentent. Qu’y a-t-il à l’intérieur ? Les visiteurs arrivent sur Terre. Leurs intentions sont à priori pacifique. Mais bien vite, une poignée d’humains va découvrir que les visiteurs sont en réalité des lézards et qu’ils sont là en réalité pour asservir l’humanité et en faire leur garde-manger. Dès lors, la résistance s’organise. Regardée par 80 millions de téléspectateurs à l’époque de sa première diffusion, V est une œuvre solide car elle possède plusieurs pistes de lecture et s’éloigne d’une science-fiction complexe pour initiés pour se rapprocher d’une œuvre très grand public. Les ressorts de la série ne sont pas de bluffantes batailles de vaisseaux spatiaux mais plutôt des réflexions sur la loyauté, sur la différence et le courage. Surannés, certains de ses effets spéciaux nous font sourire aujourd’hui mais le concept est resté extrêmement solide. V est devenue un des grands jalons de science-fiction. 25 ans plus tard, la franchise a généré une autre mini-série (de laquelle Johnson s’éloignera pour divergences artistiques) puis une série (très décevante), des novellisations et maintes projets jamais concrétisés à destination du cinéma ou d’un retour à la télévision. En 2009, V renaît avec une nouvelle série qui voit le jour, sur NBC encore une fois.  Plus esthétique, plus moderne dans la façon de décrire des personnages sensiblement plus ambigus, la série met un nombre important d’épisodes à démarrer réellement.  Contrairement à Battlestar Galactica (BSG) et sa série originale des années 1970, V l’original tient toujours la route. C’est le signe des grandes créations et des grands créateurs.

    la première création de Kenneth Johnson est un succès en demi-teinte. Peut-être même un échec pour lui puisqu’il prend du recul dès les premiers épisodes quand il s’aperçoit qu’il ne produira pas la télévision qu’il souhaitait.

    Entre les deux versions de V, Kenneth Johnson n’est pas resté les bras croisés. En 1989, il est l’un des éléments moteur d’Alien Nation, série qui prend finalement le concept de V à son propre jeu. Ici, les aliens doivent se fondre dans la masse, trouver des jobs, vaincre les préjugés. Adapté d’un long-métrage éponyme, il traite de la cohabitation entre humains et extra-terrestres sur Terre. Ici, il n’y a pas de guerre, pas de lézards mangeurs d’hommes mais plutôt un questionnement sur l’intégration et la tolérance. Sans être exceptionnelle, Alien Nation aurait mérité une plus grande reconnaissance. Son noyau d’auteurs (avec Diane Frolov et Andrew Schneider ou Steve Long Mitchell et Craig Van Sickle) a produit quelques jolies et efficaces heures de télévision et ce n’est pas la moindre des qualités de Kenneth Johnson, grand chef d’orchestre d’avoir mis en place tout cela. Après la série originale, une dizaine de téléfilms suivront durant les années 1990.

    En 2007, une autre de ses créations a connu les joies du remake. Bionic Woman (Super Jaimie) revenait dans une version plus sombre et surtout plus sexy. Malgré un pilote très efficace, la série ne parviendra pas à convaincre le public.

    Passionné de mystère et d’anticipations, Kenneth Johnson reste vigilant sur la série V tout en rêvant d’une franchise cinéma. 

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