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Joss Whedon

Characteristics

  • Formats

    Comédie, Drame

  • Genres

    Drame fantastique, Fantastique

  • Mouvements

    Sci-fi boom, Star Wars

  • Familles

    Les Businessmen, Les Eclectiques, Les Maîtres

  • Décennies

    1980 - 1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • Buffy contre les vampiresBuffy contre les vampires
    • DollhouseDollhouse
    • FireflyFirefly
    • AngelAngel

    Joss Whedon fait partie d’une nouvelle génération de showrunners. Celle qui a grandi en regardant Star Wars et la Quality Television des années 80.  Celle qui, une fois adulte, va bénéficier des immenses progrès des effets spéciaux pour raconter des histoires bigger than life. Auteur comme son père l’a été avant lui, Whedon s’intéresse au cinéma avant de bifurquer vers la télévision. Décomplexé, dés lors qu’il s’agit de comparer les médias qui lui permettent de raconter des histoires, il s’arrêtera sans problèmes de travailler pour la petite lucarne afin de se consacrer à l’écriture de comics. En cela, Whedon est le chef de bande d’un groupe d’auteurs hollywoodiens touche-à-tout pour lesquels les barrières n’existent plus. Les studios l’ont bien compris et prônent désormais des stratégies globales sur ce qu’ils nomment une franchise, un titre, une marque de série derrière laquelle mille et une choses sont à inventer : business is business. Joss Whedon est l’homme parfait pour cela.

  • Biographie  

    Joss Whedon fait la même impression à tout le monde : il n’a pas la tête de l’emploi. Quand cet homme au regard légérement ailleurs se présente devant vous avec son T-Shirt mal ajusté, vous avez du mal à voir en cet homme, l’un des plus grands showrunners actuels, l’une des têtes d’affiche du studio 20th Century Fox. Et pourtant, il est bien l’un d’eux. Joseph Hill Whedon, a passé son enfance à Manhattan puis sa scolarité en Angleterre. Après des études de cinéma (Connecticut’s Wesleyan University), une fois revenu sur le sol américain, il débarque à Hollywood.

    En 1989, il obtient une place sur Roseanne, immense sitcom du début des années 90.  Fils et petit-fils de scénaristes télé Joss Whedon n’a pas besoin qu’on lui décrypte cet univers. Il y baigne depuis toujours. Il est le petit-fils de John Whedon qui était scénariste pour des sitcoms tels que The Donna Reed Show et Leave it to Beaver dans les années 1950 et le fils de Tom Whedon qui a scénarisé des séries telles que The Dick Cavett Show, Alice et Benson dans les années 1960-1970. Bref, la télévision, Whedon sait ce que c’est.

    Au cinéma, il vend le script de Buffy, The Vampire Slayer, sorte de série Z qui malgré un crash aussi bien critique que commercial ne tarde pas à devenir culte. On ne donne pas chère de la peau de l’élue (Buffy incarnée par une Christy Swanson mignonne mais bien en chaire comparée à la « petite » Sarah Michelle Gellar).
    Malgré cette expérience, le succès tarde. Whedon enchaîne alors des travaux de consultation sur des scripts de films à gros budgets. Il travaille sur différentes versions de scénarios de films comme Speed, X-Men ou encore Alien : Resurrection. Son sens de la narration et de la parodie (qu’on découvrira sur une série comme Buffy) apporte beaucoup. Il finit par décrocher une nomination à l’oscar pour son implication dans l’écriture de Toy Story.

    Touche à tout, Whedon se sent aussi à l’aise en writing-room avec ses producers que derrière la caméra où d’ailleurs il prend de plus en plus de plaisir à se placer.

    Fidèle à sa réputation, Whedon est constamment sur la brèche pour créer des choses nouvelles et hétérogènes. Il écrit des paroles de chansons pour le Roi Lion 2, se lance dans le comics, passe du fantastique à la science-fiction sans problème, la colore de western (Serenity), avant de se lancer dans l’écriture de la suite de Buffy en comic-book ou encore de lancer une webfiction (Dr Horrible’s Sing-along blog).

    Mais avant cela, Whedon a dû créer sa grande œuvre. Ce sera fait avec Buffy, The vampire Slayer. En 1997, Whedon est approché par un network naissant (et aujourd’hui disparu) The WB. On lui demande de soumettre plusieurs idées. Whedon, qui a toujours en travers de la gorge le massacre artistique dont a été victime sa tueuse de vampire propose une version télé de Buffy, une version dont il garderait une grosse part des clés créatives. Son aura cinéma (il est au générique de Toy Story et Alien 4) lui donne cette petite marge de manœuvre. La série est immédiatement un objet de curiosité. Programme malin, jouant d’un feuilletonnement subtil, dotée d’épisodes spéciaux à couper le souffle (épisode musical qui deviendra une comédie musicale), Buffy fédère très rapidement une communauté dont Whedon va devenir le Dieu. Une série qui invente très rapidement sa propre mythologie  (néologisme, lieu, personnages de vampires… etc.) et installe une héroïne s’inscrivant sans peine dans la lignée de personnages féminins haut en couleur à l’image de Veronica Mars ou encore de Sidney Bristow.

    Whedon a le génie, l’énergie créatrice pour prendre une série en main voire deux (il le fera en lançant Angel) même si aujourd’hui il analyse la situation crûment  «  Soyons honnête, gérer un show de télévision de qualité est une chose harassante et pratiquement impossible, en gérer deux est une totale stupidité… ».

    Analytique, réfléchi, doté d’une grosse capacité de travail et de réaction, Whedon comme tout bon showrunner possède cette propension à s’entourer de talents. Il n’a pas peur de confier ses précieux projets à des gens comme Marti Noxon ou David Greenwalt qui vont bien sûr modifier le rapport entre lui et sa créature tueuse de vampire. Des querelles ont opposé les aficionados de la série sur l’influence bénéfique ou néfaste de Marti Noxon sur la série. Personne ne lui enlève la qualité des épisodes qu’elle a écrit mais c’est plutôt la direction totale de la série qui déconcerte. Whedon restera toujours solidaire de sa n°2.  Parti s’occuper de Angel, il n’a de toute façon guère le choix. Whedon doit gérer deux franchises extrêmement dynamiques aux potentiels respectifs énormes. Avec Angel, il s’éloigne de son thème fétiche : la femme qui se débrouille seule. Série plus sombre, plus lente, Angel, portée par un David Boreanaz toujours à la limite, dure cinq saisons et a la décence de se terminer par un final ahurissant. Angel est une série surprenante. Loin du pâle spin-off qu’il peut donner l’impression d’être. Une série qui connaîtra elle aussi une prolongation dans l’univers du comics. Plus encore que Buffy, Angel possède une base de fans hardcore fidèles.

    Whedon et Marvel, un ticket extrêmement séduisant quand on connaît le nombre de héros présents dans le panthéon de Stan Lee d’un côté et l’invention débridée de Whedon de l’autre. 

    En 2002, Joss change de dimension. The WB était une sorte de sanctuaire, une « petite » chaîne face à laquelle il avait une sorte de pouvoir. Changement de décor face aux executive de la Fox pour le lancement de Firefly. Comme tout grand showrunner (Bochco, Kelley, Groening…), Whedon fait l’expérience d’un conflit avec une chaine qui ne comprend rien à son projet. Firefly est un western futuriste faisant allusion à la guerre de sécession qui attire immédiatement la critique télé. La série est originale, complexe mais peut-être pas aussi bien écrite que les précédentes œuvres de Whedon. La Fox impose une diffusion dans le désordre jugeant le pilote incompréhensible. Firefly ne trouve pas une audience nécessaire aux yeux du network qui annule la série au bout de 12 épisodes diffusés à grand peine.

    La carrière de Joss Whedon est l’une des plus asymétriques du Hollywood de la fiction télé. Le plus impressionnant dans tout cela, c’est que Whedon aura sa revanche. Sensible à l’énorme impact des ventes de DVD de Firefly, Universal offre à Whedon l’opportunité de porter sa série sur le grand écran. Ce projet prend le nom de Serenity.

    La créativité et la polyvalence de Whedon donnent forcément des idées à l’industrie qui aujourd’hui l’associe à de nombreux projets où l’univers du comics n’est jamais très loin. En 2010, il est réclamé par Marvel pour mettre en image The Avengers.

    Whedon et Marvel, un ticket extrêmement séduisant quand on connaît le nombre de héros présents dans le panthéon de Stan Lee d’un côté et l’invention débridée de Whedon de l’autre. Son adaptation très personnelle des X-Men dans la série de comic-books Astonishing X-Men a été l’un des grands moments de l’éditeur cette année-là.

    En 2008, après avoir écrit dans son coin (comics, voir crédits), il produit Dr Horrible’s Sing-along blog… pour internet, et alors qu’il avait juré que l’on ne le verrait plus jamais son nom sur un générique de télévision, il fait son retour aux affaires avec Dollhouse, toujours pour la Fox. Pour cette série, Whedon revient vers ses fondamentaux, une héroïne forte (incarnée par Eliza Dushku) dans un monde hostile dans lequel elle va devoir se transcender pour découvrir la vérité. Malgré un buzz soutenu et une envie enfin nette de la Fox de promouvoir le show (donnée indispensable pour une sortie US), la série fait à peine mieux que Firefly. Preuve s’il en est que trouver sa place dans les grilles du prime-time US  est chose ardue.

    Que va faire Whedon ? On l’annonce sur plusieurs projets cinéma en développement. Son prochain film s'intitulera Goners, d’après des personnages entièrement sortis de son imagination. Le film est pour l'instant au stade de la réécriture. On annonce également Whedon sur The avengers, une adaptation du groupe de super-héros Marvel mais aussi sur un projet de téléfilm pour BBC qui serait sur les rails et concernerait la jeunesse de Giles (personnages majeurs de Buffy). Whedon a donc opté pour une stratégie multi-media qui lui permet de ne pas s’essouffler créativement. En parallèle du cinéma, il prépare pour le monde du comic des saisons inédites pour Buffy et Angel. Pour ce qui est de la télévision, c’est le calme plat. Whedon reviendra, c’est sûr.

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