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Glenn Gordon Caron

Characteristics

  • Formats

    Comédie, Drame, Sitcom

  • Genres

    Comédie familiale

  • Mouvements

    Publicité

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1970 - 1980 - 1990 - 2000

  • Séries phares  

    • Clair de LuneClair de Lune
    • TaxiTaxi
    • Remington SteeleRemington Steele

    En créant Moonlighting (Clair de lune), Glenn Gordon Caron  n’a pas simplement rejoint l’olympe des créateurs de la télévision américaine, il a fourni au monde entier un succulent objet de comédie qui joue avec les codes même de la fiction pour mieux s’en distancier. Glenn Gordon Caron, un showrunner qui incarne aussi, à l’instar de Steven Bochco ou Marshall Herskovitz, le nouveau degré d’exigence que va imposer la fiction télé à partir des années 1980.

  • Biographie  

    L’un des grands mérites de Glenn Gordon Caron est d’avoir su survivre à sa plus célèbre création Moonlighting (Clair de Lune), série improbable, joyau de la Quality Television des années 80, un programme à ranger entre Hill Street Blues et Twin Peaks pour avoir une idée de la créativité qui régnait à cette époque-là du côté de Los Angeles.

    Après des études plutôt classiques, Glenn Gordon Caron se dirige vers le monde de la publicité. Un univers où il apprend à écrire utile et de manière concrète, un très bon entrainement pour la fiction télé à laquelle il va goûter quand, suite à un développement avorté avec NBC, James L. Brook lui propose d’écrire pour Taxi, l’une des plus grandes sitcom de l’époque. Il est ensuite recruté par Michael Sloan pour travailler sur Remington Steele, fausse série noire se focalisant sur le couple « chien et chat » (déjà) qui oppose Laura Holt, la créatrice d’une  agence de détective, et un escroc de haut-vol qui a pris publiquement l’identité du fameux détective Remington Steele, par ailleurs patron virtuel de Laura Holt. Remington Steele est une sorte de répétition générale pour Glenn Gordon Caron. Auteur de 10 épisodes de cette production, il assure également des responsabilités dans l’écriture en tant que Supervising Producer. Au contact de cette série se construit patiemment l’idée de Clair de Lune.

    Emmenant tout sur son passage, Moonlighting est une série ingérable.

    En 1985, Glenn Gordon Caron est approché par ABC qui souhaite clairement reprendre le flambeau de l’innovation dont s’est emparé NBC durant les dernières saisons et qui lui a permis de reconquérir la place de network n°1. « ABC m’a demandé : nous aimerions une de ces séries de couples de détective. Je leur ai répondu que je détestais ce type de séries. Il m’ont dit qu’ils se foutaient de ce que je pensais de ça mais plutôt de ce que je voulais en faire. » La réponse est Clair de Lune, une série qu’il monte de toutes pièces via sa société de production Picture Maker. Pour cette série, Caron réussit deux coups majeurs. Il dégote Bruce Willis, alors comédien de théâtre et barman dans les soirées VIP new-yorkaises et fait revenir à l’écran Cybill Shepherd, égérie de Peter Bogdanovitch dans les années 1970. Un casting improbable pour une série qui ne l’est pas moins. Dès le pilote, on sent que la promesse de comédie romantique et décalée, d’affrontement, de tension sexuelle va être tenue. Vient s’y ajouter un sens de la démolition en règle  de tout ce qui alourdit la fiction télé à cette époque. Moonlighting est donc une fausse série de détectives privés. Ce qui importe, ce sont les deux personnages principaux. Très vite, les occasions sont nombreuses pour que la série fasse parler d’elle. La production se paie quelques épisodes spéciaux qui font partie du panthéon de la spécialité. Citons « The dream sequence always rings twice », épisode en noir et blanc présenté par Orson Welles (quelques  jours avant sa mort) dans lequel David et Maddie rêve chacun de l’autre dans un noir et blanc différent, allusion à la période de l’Age d’Or des studios ou « Atomic Shakespeare », variation sur le thème de La mégère apprivoisée. Clair de Lune se transporte au Moyen-Age  avec tous les anachronismes possibles. La série est également un renvoi au genre très américain de la Screwball comedy des Hawks, Capra et autres Cukor. Emmenant tout sur son passage, Moonlighting est une série ingérable. Se moquant même d’elle (Cool Dave hand), tirant parfois dans tous les sens, Moonlighting est patate chaude dont il est bien difficile de se saisir. La série finit dans la confusion, sans son showrunner remercié par le studio quelques saisons auparavant.

    Caron mettra une décennie à revenir à l’antenne avec Now and Again, sorte de Six Millions Dollars Man revisité à la sauce 2000. Une bonne idée et une série sympathique qui ne passera pas le cap de quelques épisodes. L’année suivante, il lance Fling, série pour laquelle il se fâche avec la Fox. Nouvelle annulation.  Cinq plus tard, il crée Medium, série basée sur l’histoire d’un véritable médium (Allyson Dubois). Sous ses airs classiques et éventuellement répétitifs, Medium est une sorte de Sixième sens malin flirtant avec le thriller, le suspens, l’angoisse et l’épouvante, une série dans laquelle l’exigence de Glenn Gordon Caron se perçoit. La série a duré sept saisons et s’est arrêtée en 2010.

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