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Donald Bellisario

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Comédie familiale

  • Mouvements

    Big three

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1970 - 1980 - 1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • Code QuantumCode Quantum
    • Les têtes brûléesLes têtes brûlées
    • Jake CutterJake Cutter
    • GalacticaGalactica

    L’air de rien, sans produire les plus grandes séries du monde, Donald Bellisario enchaîne des œuvres marquantes et durables à l’antenne. Après un début de carrière colorée d’une prédilection pour les personnages attachants (Thomas Magnum, Sam Beckett…), Bellisario produit aujourd’hui des hits d’audience, peut-être moins gratifiants à écrire, mais d’une efficacité redoutable.

  • Biographie  

    Donald P. Bellisario fait indiscutablement partie des grands producteurs du Hollywood de la télé. La meilleure preuve de son grand talent reste sa constance au plus haut niveau depuis les années 1980. Bellisario affiche un palmarès solide où n’apparaissent finalement pas tant de productions que cela mais dans un éventail de genres et de tons qui donnent quelques pistes pour définir le personnage qu’est ce producteur que tout le monde s’accorde à décrire comme un grand professionnel.

    Après une carrière dans l’armée, Donald Bellisario sort en 1961 de Penn State University avec un diplôme de journalisme en poche. Il travaille ensuite dans la publicité, métier où il réussit plutôt bien. Au milieu des années 1970, alors qu’il prospère dans son travail (Vice-Président dans une grosse agence de Dallas), il tente ce qu’il appelle « le grand pari » en partant pour Hollywood.
    Très vite, après quelques travaux menés comme freelance (épisode notamment de Kojak) il se retrouve enrôlé dans le staff de Baa Baa Black Sheep (Les têtes brûlées) aux côtés du producteur qui monte : Stephen J. Cannell. Il enchaîne avec un poste de producer sur Galactica, ancêtre de la franchise Battlestar Galactica. Il y seconde pendant une vingtaine d’épisodes Glen A. Larson (autre gros créateur de l’époque) qu’il retrouvera très peu de temps après pour Quincy puis pour sa plus grande série, Magnum P.I. Sa carrière est alors réellement lancée.

    Heureux d’être dans le grand bain hollywoodien, mais quelque part frustré par ce qu’il voit à l’écran, Donald Bellisario doit passer un nouveau cap. C’est à cette époque qu’il commence à créer des séries. Jake Cutter (Tales of the Gold Monkey) et Airwolf (Supercopter) sont des essais plutôt réussis même si ces séries sont loin de montrer le potentiel de leur auteur. Donald Bellisario va avoir tout le loisir de démontrer ce potentiel avec ses deux créations suivantes : Magnum P.I et Code Quantum (Quantum Leap), deux immenses séries à cheval sur les décennies 1980 et 1990. Une période où la télévision devient passionnante (notamment à cause de la Quality television, sorte de télévision « d’auteur » exigeante en terme de sujet et de narration préfigurant les grandes séries du câble actuelles). Les œuvres de Donald Bellisario se situent à la marge de cette Quality television. Ce sont des œuvres populaires et plutôt grand public mais avec des exigences artistiques très fortes. Co-créé avec Glen A. Larson, Magnum aurait pu être une sorte d’agent secret sur le retour avec grosse voiture et faire-valoirs féminins (projet de Larson), Bellisario en fait une œuvre touchante dont la profondeur et la gravité vont venir au fur et à mesure de la série. Bellisario ne construit pas seulement un détective privé, hors des conventions communes et ressassées du genre, il offre à Tom Selleck, l’un des grands rôles de l’histoire de la télévision.

    Ce sont des œuvres populaires et plutôt grand public mais avec des exigences artistiques très fortes.

    Code Quantum est la série de la maturité. Côtoyant les grands shows des années 1990 (Murder One, NYPD Blue, Twin Peaks, China Beach…), cette série de science-fiction très humaine constitue un très bon instantané de la télévision américaine. Dans l’histoire de Sam Beckett, chercheur hors-norme qui invente un moyen de voyager dans le temps et se retrouve dans l’enveloppe corporelle de personnages différents à l’occasion de chaque épisode, il y a un projet fou et à la fois très malin. Raconter des histoires extraordinaires  dans un lieu, une époque et dans une configuration de sentiments humains sans cesse renouvelés. La série est un casse-tête et en même temps un bijou.

    Bellisario enchaîne avec  JAG, série militaro-judiciaire qui le rapproche de Magnum mais aussi d’un de ses sujets de prédilection : la place et l’importance de l’armée, de l’autorité et de la Justice dans la société. Il réunit tout cela dans JAG. Républicain convaincu, Bellisario joue dans ses séries du contraste développé entre des univers dépeints plutôt décontractés et des idées parfois franchement conservatrices (théories sur le Vietnam ou sur Lee Harvey Oswald).

    C’est le Donald Bellisario que l’on aime moins qui occupe cette dernière partie de carrière. First Monday, série basée sur les coulisses de la Court Suprême des Etats-Unis, est un essai notable de discours sur la société mais la série ne fonctionne pas. Trop technique et moraliste là où The West Wing (A la Maison-Blanche) est avant tout humaine.

    Aujourd’hui, une autre des créations Belisarius Productions, la firme de Donald Bellisario n’en finit pas de triompher. Il s’agit de NCIS. Série dérivée de JAG, elle mélange avec bonheur la rigueur des séries du maître et la grande mode des séries policières et scientifiques qui tentent de nous prouver que le crime parfait n’existe pas. On ne peut pas faire humain à tous les coups.

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