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David Mills

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Drame judiciaire, Drame médical, Drame psychologique

  • Mouvements

    HBO, Journalisme

  • Familles

    Les Autodidactes

  • Décennies

    1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • HomicideHomicide
    • The CornerThe Corner
    • Picket FencesPicket Fences
    • UrgencesUrgences

    Ancien journaliste du Washington Post, féru de black music, compagnon d’écriture de longue date de David Simon dont il partage la rigueur dramatique, David Mills a traversé les années 90 et 2000 en travaillant pour les meilleurs. David E.Kelley et son Picket Fences, Fontana et son Homicide : Life on the street , Bochco et Milch pour NYPD Blue, Wells et Urgences et surtout David Simon avec lequel il a écrit quelques-unes des meilleures heures de la télé américaine que ce soit sur The Corner ou bien The Wire. Décédé brutalement alors qu’il travaillait sur Treme, la dernière série en date de son ami, David Mills symbolise le haut niveau de qualité d’écriture et de production qu’est celui de la télévision américaine au début du XXeme.

  • Biographie  

    David Mills est le genre d’auteur à vous rassurer.  Son background, son talent et ses envies peuvent vous sortir de n’importe quelle impasse. Sa mort brutale ne fait que mettre l’accent sur cette évidence. Ancien journaliste, il fait partie de ces gens qui connaissent le monde un peu mieux que la moyenne. Afro-américain, il a toujours trouvé dans son appartenance à une minorité une source de motivation et d’inventivité. Et tout cela a rejailli sur des séries du calibre de NYPD Blue, Homicide : Life on the street ou encore The Wire. La relation qu’il a tissé avec David Simon, compagnon de fac sur les bancs de l’Université du Maryland, a rythmé leurs carrières respectives et lui a permis d’écrire des choses qui dépassent la simple série télé lambda.

    Beaucoup de ceux qui ont pu créer en sa compagnie disent de lui que c’était quelqu’un qui savait se battre pour une bonne idée, sans s’énerver mais plutôt en donnant les meilleures arguments possibles. Et des arguments il en avait à avancer. Journaliste au Wall Street journal, au Times puis au Washington Post, David Mills couvre nombre d’affaires avec cette force d’écriture qui constituera le meilleur de son travail, notamment sa couverture des émeutes de South Central suite à l’affaire Rodney King. Les questions de la race sont au cœur de beaucoup de projets de David Mills. Il écrit sur ces manifestations dans la musique, la pop-culture et la société américaine en général. Un thème qui va  forcément infuser son style créatif en matière de fiction télé.

    Mills quitte le Washington Post pour Hollywood. Il poursuit sa route du côté de L.A pour travailler sur une brochette de séries aussi importante qu’elles sont dissemblables.

    Mills s’invite en télévision quand il apostrophe David Milch à propos du fait que le producteur de NYPD Blue avait dit qu’il était souvent plus facile de travailler avec des auteurs qui ont le même background que vous. Mills ne se démonte pas et lui fait comprendre qu’en sa qualité d’afro-américain, il n’est donc pas prêt d’écrire. Touché par sa franchise et son culot, Milch l’invitera à se joindre à lui un peu plus tard sur NYPD Blue. Mills lui rendra la pareille en prenant en main quelques-unes des meilleures prises de bec d’Andy Sipowicz, Detective raciste du NYPD et Arthur Fancy, son Lieutenant.

    Juste avant ça, en 94, c’est son ami de fac, David Simon qui lui permet  d’entrer en télévision. Les deux hommes signent « Bop Gun » un des épisodes chocs de la seconde saison d’Homicide : Life on the street. Un segment de la série mettant en scène un père de famille incarné par Robin Williams qui assiste à la mort de toute sa famille. Un épisode qui apportera au duo un Emmy et un WGA Award. Mills quitte le Washington Post pour Hollywood. Il poursuit sa route du côté de L.A pour travailler sur une brochette de séries aussi importante qu’elles sont dissemblables. Mills écrit pour David E.Kelley sur Picket Fences, John Wells sur Urgences. En 2003, il a l’opportunité de créer sa propre série, Kingpin, une plongée dans les coulisses d’un cartel de la drogue. La série est annulée au bout de six épisodes et restera comme la seule grande déception de David Mills. Peut-être que produire avec Aaron Spelling n’était pas forcément le choix le plus judicieux.

    Juste avant cela, Mills se voit offrir la possibilité d’écrire The Corner (2000) aux côtés de David Simon et Ed Burns. Le quotidien peu banal d’un quartier désœuvré de Baltimore dans lequel tout tourne autour de la drogue. L’ajout du grand Charles S.Dutton à la réalisation permet de produire ce qui reste peut-être la meilleure fiction jamais réalisée sur la question. Sur les deux Emmys qu’il gagnera, l’un l’est pour cette production.

    Ses autres prix, ils les glanent grâce à The Wire (2002), plongée multi-point de vue sur différentes institutions de la ville de Baltimore, un portrait naturaliste et sans concession des Etats-Unis. Il remporte un nouvel WGA Laurel Award (prix du syndicat des auteurs) ainsi qu’un Humanitas Prize et un Edgar Allan Poe Award. En 2010, un grand scénariste a disparu.

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