FERMER×

David Milch

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Cop-show, Drame psychologique

  • Mouvements

    MTM, Télévision de Qualité

  • Familles

    Les Classiques, Les Maîtres

  • Décennies

    1980 - 1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • DeadwoodDeadwood
    • Beverly Hills BuntzBeverly Hills Buntz
    • Capital NewsCapital News
    • Total SecurityTotal Security

    Un des dinosaures de la fiction télé contemporaine. Son CV est un résumé à lui seul de la figure policière dans les séries US de ces trente dernières années. David Milch est aussi le père de séries plus atypiques comme Deadwood ou John from Cincinnati.  Dans les années 90, NYPD Blue n’aurait jamais été l’immense série qu’on connaît sans lui. Au total, c’est près d’une dizaine de shows que Milch a mis à l’antenne. Un quasi sans-faute à l’aide de productions de standing qui ne laissent jamais indifférent et dans lesquelles Milch fait passer sa vision sombre et désabusée du monde. Beau mais déprimant.

  • Biographie  

    Quand on regarde les séries créées et produites par David Milch, on n’imagine pas tout de suite un diplômé de Yale écrivant de la poésie. C’est pourtant là qu’il faut chercher les origines de l’œuvre de l’un des plus talentueux auteurs de télévision du XXeme. Diplômé du très reconnu Iowa Writers Workshop de l’université d’Iowa, Milch débute sa carrière dans un monument de la télévision US : Hill Street Blues. Il y travaille durant cinq saisons pendant lesquelles il tient tous les postes d’executive story editor à executive Producer. De cette période, Milch garde un sentiment de grand accomplissement. Du fond des années 80, il fabrique aux côtés de Bochco rien de moins que la télévision du futur. Il est récompensé à cette époque d’un Emmy Award, de deux WGA Awards et d’un Humanitas Award. Plutôt pas mal pour quelqu’un qui écrit sa première série…

    Milch est un personnage hors-norme. Ayant vécu une enfance difficile, tombé dans l’alcool et la drogue, il applique à son écriture les tourments qui traversent son esprit.

    Après une tentative avortée de spin-off de Hill Street Blues (Beverly Hills Buntz), Milch rejoint Bochco, qu’il a connu sur Hill Street Blues et crée avec lui NYPD Blue, nouvelle plongée dans les arcanes de la police, mais de New-york cette fois-ci. Les compères aidés de l’ex-policier et futur producteur Bill Clark y dessinent une série humaine, moins expérimentale et innovante mais plus cohérente que Hill Street Blues. Diffusée pendant dix saisons sur ABC, Milch accroche à son tableau de chasse un second monument de la télévision américaine. La série explose à la face de l’Amérique, lancée médiatiquement,  il est vrai, grâce à une ingénieuse polémique signée Steven Bochco qui défend le droit de sa série à pouvoir faire parler ses personnages de manière aussi crue que possible et également à montrer des scènes dénudées. Au-delà de cet artifice, la série est réussie et trouve un public. Surtout, la patte sombre de Milch dessine les contours de l’un des plus beaux personnages de la télévision moderne : Le Détective Frank Sipowicz. Début 2000, c’est le temps de l’indépendance pour Milch, après avoir co-créé quelques autres séries policières (la très bâclée Total Security et l’injustement boudée Brooklyn South), Milch se tourne vers HBO pour lancer une des plus belles séries de cette période, la très western Deadwood. Sombre, violente, tragique, Deadwood ne ressemble à rien, elle se fait l’écho du caractère sombre de Milch. L’auteur s’intéresse de près au langage utilisé à cette époque et fait du vocabulaire de la série une des marques de fabrique de cette production ambitieuse. Deadwood s’achève au bout de trois saisons sans vraiment démériter et le talent de David Milch n’est pas en cause. HBO lui accorde d’ailleurs à nouveau toute sa confiance et lui laisse carte blanche (trop ?) pour créer un OVNI, John from Cincinnati. On ne sait pas ce qui est passé par la tête de Milch qui signe là une œuvre, atypique, dotée d’un casting épatant mais de storylines, à bien y regarder, déconcertantes. Se déroulant dans une Californie survivante des seventies, la série hésite entre différents genres. Œuvre certainement très personnelle, elle montre les limites de la fiction télé fût-elle cryptée.  HBO ne se décourage pas et commande à Milch un nouveau projet, c’est Last of the ninth, série se déroulant dans la police des années 1970. Co-écrit avec Bill Clark, la série ne convainc pas les hiérarques de la chaine payante. Aujourd’hui, Milch prépare la production de Luck, fiction prenant place dans le monde des courses hippiques. Michael Mann devrait réaliser le pilote tandis que de grands noms du cinéma comme Dustin Hoffman feront partie du projet.

    Milch est un personnage hors-norme. Ayant vécu une enfance difficile, tombé dans l’alcool et la drogue, il applique à son écriture les tourments qui traversent son esprit. Technique dans son approche de l’écriture, Milch doit se souvenir parfois des compliments de son professeur de littérature à Yale qui comparait son style à un certains Ernest Hemingway.

  • Crédits principaux   - Tous

  • Récompenses  

    Emmy Award, Outstanding Writing in a Drama Series (Hill Street Blues, 1993)
    Edgar Award, Best Episode in a Television Series Teleplay (NYPD Blue, "4B or Not 4B", 1994)
    Emmy Award, Best Drama Series (NYPD Blue, 1995)
    Edgar Award, Best Episode in a Television Series Teleplay (NYPD Blue, "Simone Says", shared with Steven Bochco and Walon Green, 1995)
    Austin Film Festival, Outstanding Television Writer Award recipient, (2006)

  • filiations   - Tous

best websites
Loading…

Welcome to

The first website dedicated to US TV Shows through their creators.

Découvrez qui influence qui, et lesquels ont travaillé ensemble et comment,

et naviguez à travers la carte des créateurs des années 50 à nos jours.

50
No results
Passer la vidéo