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David E. Kelley

Characteristics

  • Formats

    Comédie, Drame

  • Genres

    Drame judiciaire, Media drama, Procedurial show

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1980 - 1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    Créateur atypique, aussi bien pour le style extrêmement varié de ses shows, que pour la façon qu’il a d’écrire frénétiquement la plupart des épisodes de ses séries, David E.Kelley n’en est pas moins l’auteur le plus important de la fin des années 90. L’empêcheur de tourner en rond des années Clinton.

  • Biographie  

    La bizarrerie de David E.Kelley ne s’exprime pas uniquement dans quelques-unes de ses meilleures séries comme Ally McBeal, The Practice, Picket Fences (La Ville du grand secret), Boston Legal ou encore Chicago Hope, l’homme possède un style de vie (look, rapport avec les médias, rythme de travail…) définitivement bien a lui. Kelley n’aurait jamais dû faire de la télé et en même temps Kelley n’aurait jamais pu rester avocat.

    Dans tous les cas de figure, ce juriste de formation est devenu l’un des meilleurs descripteurs et décrypteurs du monde judiciaire américain. Au point que certains des épisodes de ses séries sont aujourd’hui étudiés dans des facs de droit aux quatre coins des Etats-Unis. Normal, sous le regard distancié parfois incongru voire dérangeant de Kelley se cache l’un des meilleurs observateurs de la société américaine. Inaugurée dans les années 80 sur L.A Law (la série n°1 de l’époque) sous la férule du grand Steven Bochco, la carrière de Kelley est dans un premier temps météorique. Après des premiers scripts remarqués pour L.A Law (La loi de Los Angeles), il prend carrément les rênes de la série quand Bochco décide d’aller voir ailleurs et goûte là à ses premières expériences de showrunning (voir définition d’un showrunner). Il co-crée avec son mentor l’excellente mais peu connue Doogie Howser M.D comédie romantique où l’histoire d’un surdoué de 16 ans qui devient chirurgien (ce qui l’amène, par exemple, à opérer sa petite amie de l’appendicite). Malgré le label Bochco (réalisation, mélange de légèreté / gravité, musique signée Mike Post…), cette série contient également tous les ingrédients des grandes séries Kelley. Beaucoup d’empathie sur les personnages, des situations paradoxales et des dilemmes moraux à n’en plus finir. Un système que David E.Kelley pousse au paroxysme avec Picket Fences, sa première série personnelle, drama aux allures de comedy, un mélange de Twin Peaks bon enfant et de Desperate Housewives, série dans laquelle, Kelley s’amuse à décrire les (dys)fonctionnements d’une petite ville dans laquelle il prend un malin plaisir, lui l’auteur, à jouer les Deus Ex machina. La série remporte des prix mais passera complètement inaperçue en France où le mélange série de tribunal, personnages loufoques, référence aux religions laissera le grand public  assez perplexe.
    Sa grande période colle avec l’ère Clinton. Un hasard ? Kelley va se faire une spécialité de décrypter les rouages politico-médiatiques d’une ère faussement décontractée (il affinera ce jeu avec Boston Legal durant les années Bush). 

    " Je travaille lundi, mardi et mercredi sur Ally, jeudi, vendredi et samedi sur The Practice et le dimanche est pour ma femme et mes enfants " déclarait-il à l’époque quand on lui demandait comment il pouvait écrire plus de 40 heures de fiction dans sa saison.

    Vers la fin des années 90, Kelley est au sommet. Il lance la même année deux legal drama, l’un est un marivaudage bostonien aux allures de screwball comedy, Ally McBeal, l’autre est un drama pur et dur, le quotidien d’un cabinet modeste obligé d’accepter les plus sales clients. Ally McBeal et The Practice, deux productions qui lui vaudront d’être nommé (et vainqueur) aux Emmys la même année dans les catégories du drama et de la comedy. Du jamais vu. Durant ces saisons, Kelley bâtit sa légende. Il supervise tous les scripts de Ally McBeal et The Practice (« Je travaille lundi, mardi et mercredi sur Ally, jeudi, vendredi et samedi sur The Practice et le dimanche est pour ma femme et mes enfants » déclarait-il à l’époque quand on lui demandait comment il pouvait écrire plus de 40 heures de fiction dans sa saison. En fait, il se permettra même le luxe de développer Boston Public conjointement. Kelley est une force de travail. Il sait ce qu’il veut, il possède un point de vue fort. Le gros problème de Kelley fait également sa force. Le style Kelley est reconnaissable entre mille mais toute série pâtit forcément d’une manière ou d’une autre de son départ.  C’est ainsi que Picket Fences, peut-être sa création la plus personnelle ne survivra pas au départ du maître.

    Quand on parcourt sa carrière de David Kelley, on s’aperçoit non seulement de la richesse de celle-ci mais surtout du fait qu’il ne se passe pratiquement aucune saison sans un lancement de nouveau projet. On comprend aussi pourquoi 20th century Fox lui a donné les clés de son propre mini-studio et s’est assuré ses services pour une somme dépassant les 50 millions de dollars. Le plus paraoxal reste que les séries Kelley, malgré tout leur impact, n’ont pas jamais reçu totalement la reconnaissance qu’elles auraient mérité d’avoir. Chicago Hope, dans un style complètement différent, aurait du être aussi célèbre qu’Urgences.  La seule série de Kelley qui va réellement décoller aux yeux du public américain est l’impeccable The Practice, plongée sérieuse et pas forcément rassurante au sein de l’appareil judiciaire US. Sans avoir la froideur et la rigueur de Law and Order, The Practice sous la baguette du maître traite des sujets extrêmement controversés comme la peine de mort, la guerre contre l’industrie du tabac, les perversions sexuelles…  Tout y passe dans une série qui manque parfois de folie mais rend une copie quasi-parfaite quand même. Après, son double triomphe de 1999, Kelley va gérer de manière un peu moins intensive sa carrière. En pleines années Clinton (avec notamment ce qu’on appellera l’affaire des cigares du Président), Kelley n’a aucun mal à jouer des bizarreries de l’actualité pour animer ses séries. Avec Boston Public, il change de domaine et développe une série qui n’a aucun lien avec la justice américaine. Boston Public se déroule dans un lycée d’un quartier plutôt défavorisé. La série est très adulte, elle parle avec justesse des rapports qui doivent animer monde adulte et jeunesse. Kelley retrouve là sa verve de Dr Doogie mais dans une œuvre nettement moins décalée. La série fonctionne bien, trouve un public sur le network Fox, montrant bien que Kelley et sa patte ne sont pas encore enterrés.  La confirmation de cet état de fait viendra de Boston Legal, un spin-off de The practice où Kelley donne libre cours à son imagination déglinguée et surtout à l’utilisation d’un duo aussi délirant qu’inattendu : William Shatner associé à James Spader. Une alchimie réussie qui donne au legal drama bostonien des scènes croustillantes et interminables mais aussi un petit goût de culte... Ces dernières années, on l’a vu plus se tromper qu’auparavant (adaptation de Life on Mars), lorgner du côté de la télé-réalité (The Law Firm). Rien de bien grave pour une plume du talent de Kelley peut-être victime de son style et du fait que nombre d’autres d’auteurs se sont engouffrés dans la veine juridique critique et parfois loufoque là où Kelley était seul ou presque il y a trente ans. 
    En 2010, Kelley revient avec Harry’s Law, portrait d’une bande d’avocats non conventionnels emmenés par Harriet Korn (interprétée par Kathy Bates) qui décide de plaquer son grand cabinet pour s’établir en province dans un ancien magasin de chaussures dont elle a également acheté le stock ! Du Kelley tout craché…

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