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Chris Carter

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Science-fiction

  • Mouvements

    Sci-fi boom

  • Familles

    Les Maîtres

  • Décennies

    1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • Aux frontières du réelAux frontières du réel
    • Au coeur du complotAu coeur du complot
    • Harsh Realm - Le RoyaumeHarsh Realm - Le Royaume
    • MillenniumMillennium

    Assurément un des showrunners majeurs des années 90. Que vous aimiez ou non ses séries (The X-Files mais aussi Millennium, Harsh Realm, The Lone Gunmen…), Chris Carter a une qualité primordiale en télévision : il sait s’entourer.

  • Biographie  

    Pour le grand public, Chris Carter est indissolublement associé à The X-Files, série étendard du renouveau de l’étrange à la télévision américaine grand public à l’aube des années 90 (Le Sci-fi Boom). L’homme a su fédérer autour de lui un ensemble de créateurs/créatifs de haute volée aussi bien en écriture que dans des domaines annexes de la production (effets spéciaux (visuels ou mécaniques), photographie, direction de production). Carter a également très bien senti l’air du temps et s’est approprié un certains nombre de thèmes, il a su également surfer sur les mécaniques de films de cinéma à succès (The Thing, Le Silence des Agneaux..). Plus qu’un auteur aux qualités d’écriture hors-norme (un David E.Kelley, un Aaron Sorkin), Carter a su avant tout assembler, malaxer, mélanger des talents, optmiser des modes de production que la télévision connaissait et appliquait depuis des décennies (The Twilight Zone, ça vous dit quelque chose ?).

    Avant de devenir le pape de la paranoïa et du complot, Carter a fait ses classes en comédie sur des productions qui n’ont pas laissé de souvenirs impérissables (Rag to riches, A Brand New Life…).  Auteur Disney, il fait la connaissance de Peter Roth. Quand ce dernier rejoint la 20th Century Fox, il l'emmène avec lui. Quelques mois de développement plus tard, Carter, fan d’une série des années 1970 (Kolchak : The Night Stalker – un journaliste enquête sur des faits inexpliqués), pitche un projet de série sur des événements paranormaux. La Fox, à l’époque, est toujours un réseau naissant en quête de « coups». Avoir à l’antenne une série telle que celle vendue par Chris Carter, c’est assurément se singulariser. Et c’est justement ce que veut la chaine.  Le projet est lancé et après un démarrage poussif, la série prend son envol et devient l’un des phénomènes médiatiques de la rentrée 1993.

    On l’a déjà dit mais répétons-le. La grande force de Chris Carter, c’est de savoir s’entourer. Carter est sous-estimé. Sans aucun doute possible.  Carter est un tacticien, quelqu’un qui sait écouter l’avis des autres et les appliquer.  Cela donnera avec The X-Files, une série pleine de surprises artistiquement. On y trouve des monstres, des scènes se passant aux quatre coins des Etats-Unis. (une carrière devient le désert rouge du Nouveau-Mexique…). La série est en réalité tournée du côté de Vancouver. Le coin donne un petit air de Twin Peaks à la série avec ses grandes forêts d’épineux et ses journées couvertes. En l’espace de quelques épisodes, ou en tout cas, de la première saison d’X-Files, Carter fédère autour de lui une équipe remarquable. Que ça soit à l’écriture comme à la production (R.W. Goodwin), dans le domaine des effets spéciaux ou Matt Beck réussit les premiers effets dit « invisibles », John S. Bartlet se charge de donner son look froid et bleutée à la série. Côté histoire, Carter peut compter sur des créatifs comme Vince Giligan, John Shiban, Howard Gordon, Alex Gansa, Darin Morgan, James Wong, tandis qu’en réalisation Frank Spotnitz ou encore David Nutter (pour les épisodes les plus gores) se chargent de dynamiter les normes du moment. Avec tout cela, on a vraiment l’impression, quand on regarde The X-files, d’être face à autre chose qu’une série télé. C’est à Chris Carter que l’on doit tout ça.

    Il entend aujourd’hui se consacrer à des projets cinéma. 

    Série médiatique, série logo qui installe le feuilletonnement (la fameuse mythologie de la conspiration). The X-files permet aussi le tournage d’un nombre incroyable de loners, ces histoires indépendantes où Mulder et Scully traquent des mutants mangeurs de foie, des vétérans du vietnam qui ne dorment plus depuis 30 ans ou bien encore des serial-killers qui n’ont rien à envier à Hannibal Lecter.

    La tragédie de Chris Carter, c’est d’avoir laissé la Fox aller plus loin que le concept de la série ne le permettait. Eternel point noir de l’industrie US  qui tient absolument à exploiter jusqu’à la dernière goutte le moindre filon, Carter n’a pas su dire non (le pouvait-il ?).  Carter a compris beaucoup de choses. The X-Files lui a permis d’être universel ce qui ne sera pas le cas de ses autres projets Millennium, Harsh Realm ou encore The Lone Gunmen.

    Alors que The X-Files  s’emmêle les pieds dans le tapis de son intrigue conspirationniste, Carter se penche sur le lancement d’une seconde série. Elle s’appelle Millennium et suit les enquêtes de Frank Black. Carter qu’on imaginait lassé des mystères à tiroirs va replonger de plus belle.  Il se lance dans des séries à l’architecture complexe. Trop complexe pour la chaîne et le studio avec qui il était en deal (Fox television, 20th century Fox).

    Millennium reste sa plus grande série. Sombre, complexe, ambitieuse, elle rassemble comme The X-Files un grand nombre de thèmes à la mode (serial-killer, sectes millénaristes, police parallèle, police scientifique…) mais il y a un fond bien plus sérieux, une amertume, une inquiétude qui laisse admiratif.
    La série s’arrête au bout de trois saisons  en 1999 faute d’audience, malgré ses grandes qualités et l'éloge de la critique. C’est justement cette année que Carter rebondit sur un autre projet, l’éphémère Harsh Realm avec Scott Bairstow (Miracle Man) et Terry O'Quinn (Lost), série complexe où se mêlent univers de mondes virtuels, jeu vidéo, et menace nucléaire attisée par le complexe militaro-industriel : la série prend fin au bout de quelques épisodes seulement. Carter n’a pourtant pas abattu sa dernière carte : le spin-off The Lone Gunmen, mettant en vedette le célèbre trio farfelus d’X-Files, voit le jour en 2001. Malgré la qualité des épisodes réalisés par l’équipe de X-Files, la série s’arrête après seulement treize épisodes avec un épisode intitulé  “à suivre”.

    Fatigué par l’univers harassant du développement télé, Chris Carter se saborde. Il ferme TeenThirteen, sa compagnie, avec laquelle il a produit près de 300 heures de télévision tout de même. Il entend aujourd’hui se consacrer à des projets cinéma. Un nouvel opus des aventures sur grand écran de Mulder et Scully (après deux films moyennement appréciés) en attendant Fencewalker.

    Chris Carter reviendra. Il est bien trop joueur et passionné pour ne pas retenter l’aventure.

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