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Aaron Spelling

Characteristics

  • Formats

    Comédie, Drame, Soap

  • Genres

    Cop-show, Drame familial, Drame psychologique, Murder show

  • Mouvements

    Big three, Débuts de la télévision, Productions Four Stars

  • Familles

    Les Businessmen

  • Décennies

    1950 - 1960 - 1970 - 1980 - 1990 - 2000

  • Séries phares  

    • Drôles de damesDrôles de dames
    • La croisière s'amuseLa croisière s'amuse
    • La nouvelle équipeLa nouvelle équipe
    • Starsky & HutchStarsky & Hutch

    Son nom est synonyme de fiction télévisée. En tant que comédien ou bien comme auteur, il est présent depuis le début des années 50 dans un médium qu’il a illuminé par ses petites et ses grandes idées. Impérial dans les années 70, où il acquiert un statut de « faiseur de projet » plus que de scénariste, Aaron Spelling, malgré la volonté de bien s’entourer (Darren Star, Charles Rosin…) a pâti de la montée en puissance du câble dans les années 90, un événement auquel sa plume, simple et peut-être parfois un peu trop populaire, n’a pu répondre.

  • Biographie  

    La carrière d’Aaron Spelling donne le vertige. Avec près de 4000 heures de programmes produites, l’homme n’a tout simplement pas d’équivalent dans l’histoire de la fiction télé. En tout cas, pas en nombre d’œuvres conçues (soit près de 250!). Mais plus que son extrême longévité au sommet, c’est la capacité de Spelling à mettre le doigt sur une actrice inconnue, une tendance ou sur un genre et à créer l’événement qui a fait de lui cette personnalité hors-norme.

    Marié à l’actrice Carolyn Jones (Morticia dans The Addams Family ) au début des années 50, il part avec elle pour la Californie. Un endroit où Spelling décroche plusieurs rôles notamment dans Dragnet, l’une des grandes séries de l’époque. En parallèle, Spelling qui rêve d’écrire des pièces de théâtre vend son premier script. Il se met à écrire pour des séries comme Playhouse 90 ou Last Man et se rapproche de Dick Powell, producteur alors à la tête de la firme télé la plus influente du moment, la Four Stars Productions. Spelling reste associé à cette compagnie pendant une décennie.

    Aaron Spelling a l’opportunité, à ce moment de sa carrière, de créer sa première série,  Johnny Ringo (en 1959). Il lancera par la suite The Lloyd Bridges Show, L'Homme à la Rolls avec John Barry (1963), Honey West avec Anne Francis (1965) ou encore The Smothers Brothers Show.

    Après la mort de Dick Powell, il fonde Thomas-Spelling Productions aux côtés de Danny Thomas. Leur premier succès vient avec The Mod Squad, série dans laquelle des jeunes ayant tous flirté avec la délinquance sont engagés dans la police comme agents undercover. Avec cette série, Spelling trouve son style. Il aime bien jouer avec des personnages souvent à la limite de la caricature mais en révélant chez eux quelque chose d’humain et d’universel.

    Spelling est l’initiateur de près de 14 productions entre 1957 et 1974, une période où il impose durablement sa patte avec un style efficace et populaire. Des concepts simples et lisibles qui font le bonheur du grand public. L’autre grande associée de Spelling à cette époque s’appelle Shelley Hull. Ensemble, ils développeront The Rookies, puis Charlie’s angels (Les drôles de dames), série qui constitue la quintessence du style Spelling : Un concept fort qui passe avant les personnages, un casting très bien trouvé (en l’occurrence celui de Farrah Fawcett,  Jaclyn Smith et Kate Jackson) et des messages simples mais sublimés par des génériques ou une mise en image appropriés. Les gens ne sont pas impressionnés par les séries Spelling, ils s’en souviennent.

    Spelling n’a pas su attraper les nouvelles façons d’écrire, lui qui a trouvé tant de formules gagnantes, de génériques marquants, d’acteurs et d’actrices auxquels personne n’aurait jamais pensé.

    En 1972, Spelling créé sa propre compagnie aux allures de mini-major, Aaron Spelling Productions. Spelling créera d’autres entités de production notamment avec Leonard Golberg, partenaire sur Starsky et Hutch ou encore Dynasty et T.J Hooker. Au nombre de ses séries qui ont fait le tour du monde, on trouvera également Hotel et surtout Love boat (La croisière s'amuse), deux séries basées sur le même modèle, à savoir un lieu qui fait rêver et des pléiades de guests. En 86, il fonde Spelling Television avec son partenaire Duke E. Vincent. C’est la période de la toute-puissance de Spelling. L’homme lance ses plus grands hits. En 90, avec l’arrivée du réseau Fox, Spelling trouve une chaîne qui épouse par endroit sa ligne éditoriale de producteur. C’est le lancement de Beverly Hills puis de Melrose Place. Durant les années 90, Aaron Spelling multiplie les choix faciles. Il est assez régulièrement tenté par la production de remakes de ses propres séries (The Love Boat, Fantasy Island, Hart to Hart). Charmed et 7th Heaven sont ses deux dernières grandes franchises. L’homme s’éteint en 2006 sans avoir lancé la moindre nouvelle série durable pendant les années 2000. Ironie du sort, Spelling n’a pas su attraper les nouvelles façons d’écrire, lui qui a trouvé tant de formules gagnantes, de génériques marquants, d’acteurs et d’actrices auxquels personne n’aurait jamais pensé.

    Un formidable défricheur qui a su être là où il fallait au bon moment, c’est comme cela qu’il faut envisager Aaron Spelling. Notamment quand il a fallu offrir le premier véritable rôle de policier à une femme (The Rookie) ou en imposer trois autres dans une télévision sexy (jiggle television) que certains qualifieront de sexiste mais qui faisait également émerger de véritables figures féminines dans le monde du vedettariat, ce qui n’était pas si courant que cela dans les années 70. Idem pour Starsky et Hutch, des policiers contemporains de Serpico et de Baretta qui mettent des tennis et possèdent une vie privée débridée (modèle peu habituel pour le policier). Spelling traîne partout, rénove le soap (Dynasty, The Colbys, Melrose Place), la série de teenager (Berverly Hills) ou familiale (7th Heaven).
    Depuis très longtemps, Spelling n’était plus un auteur au sens strict du terme mais plutôt un faiseur, quelqu’un qui apportait des projets clé en main et savait lancer quatre productions pour en concrétiser une. Avec une quinzaine de séries de plus de 100 et 200 épisodes à son actif et une centaine d’unitaires produits durant son exceptionnelle carrière, Aaron Spelling a toujours su de quoi il parlait.

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