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Aaron Sorkin

Characteristics

  • Formats

    Drame

  • Genres

    Drame politique, Media drama

  • Mouvements

    Cinéma, Théâtre

  • Familles

    Les Autodidactes, Les Eclectiques

  • Décennies

    1990 - 2000 - 2010

  • Séries phares  

    • A la Maison BlancheA la Maison Blanche
    • Sports NightSports Night
    • Studio 60 On The Sunset StripStudio 60 On The Sunset Strip

    Aaron Sorkin n’a jamais été et ne sera jamais un véritable showrunner. Il préfère écrire. La densité de ses intrigues, la qualité de ses personnages et de ses dialogues où l’on voit régulièrement poindre l’homme de théâtre sont là pour nous le rappeler. Pour lui, les mots seront toujours plus forts. Sorkin est un homme libre, il ne peut pas être Showrunner dans le vrai sens du terme (« meneur » de production) comme le sont d’autres créateurs de son niveau. Ce que Sorkin aime par dessus tout c’est écrire, c’est ainsi que l’on retrouve son nom aussi bien à l’intérieur de programmes télé que sur la devanture des salles de cinéma ou encore à Broadway. Polyvalent, doué, enfant  terrible, Sorkin accumule les qualificatifs.  Il n’empêche que le créateur de Sports Night, The West Wing ou encore Studio 60 nous éblouit à chacune de ses sorties télévisées.

  • Biographie  

    Aaron sorkin ne vient pas du sérail de la fiction télé. Sa carrière est née au cinéma. Comédien de formation, Aaron Sorkin décide de se tourner vers l’écriture lorsqu'il est à l'université (Syracuse University). Il écrit assez naturellement plusieurs pièces. La première qui fera parler de lui s’appelle Removing All Doubt. Avec elle, Sorkin fait tranquillement ses classes mais dès sa seconde œuvre, Hidden in This Picture, le jeune homme se fait définitivement remarquer. Une version longue de cette pièce rebaptisée Making Movies termine le travail : Sorkin est désormais un dramaturge reconnu et ce, malgré son « jeune » âge.
     
    En 1989, il reçoit le prestigieux Outer Critics Circle award en tant que dramaturge de l’année pour son travail sur A few good men. Cette pièce lui apporte une reconnaissance critique mais elle va également lancer sa carrière hollywoodienne. L’œuvre est adaptée par Rob Reiner avec Jack Nicholson, avec Tom Cruise et Demi Moore dans les rôles principaux. Dans ce film, tous les thèmes récurrents de l’œuvre de Sorkin sont déjà présents: Montrer l'envers du décor et dénoncer quelque chose d’insupportable. Aucune des prochaines productions de Sorkin ne faillira à cette règle, spécialement en télévision. Sport Nights, A la Maison Blanche (The West Wing) et Studio 60 on Sunset strip sont toutes des plongées dans la face cachée d’un système bouillonnant et dont on ne soupçonne pas le vrai visage. Sorkin aime démystifier. Il aime raconter des petites choses qui en appellent des grandes. Il n’est jamais aussi touchant que quand il joue sur cette corde.
     
    Les coulisses, il en est encore et toujours question quand Sorkin doit écrire The American President. Pour donner de l’épaisseur à son script, Sorkin demande à visiter le cœur du pouvoir américain, la Maison-Blanche et sa fameuse aile gauche. De là naît, l’idée de A la Maison Blanche (The West Wing), l’idée emballe toute de suite les executive de la Warner mais NBC doit décliner l’offre, il faut dire qu’au Etats-Unis on est en plein dans l’affaire Clinton/Lewinsky. Cela n’est que partie remise. Et dans les saisons suivantes, NBC lance A la Maison Blanche (The West Wing), oeuvre qui reste pour beaucoup d’observateurs, l’une des meilleures séries US grand public jamais créées. Une fresque ambitieuse, portrait des Etats-Unis vus par l’autre bout de la lorgnette. Avec cette production, Sorkin qui est secondé par John Wells, l’un des plus importants producteurs actuels, se livre à une radiographie passionnante, parfois exigeante – et c’est tout à son honneur - du pouvoir américain. Certes, l’homme de théâtre n’est jamais loin, on le remarque dans les dialogues parfois légèrement démonstratifs qu’il concocte. Si la série est un vrai tour de force c'est aussi parce que Sorkin fait partie des rares auteurs qui veulent toujours avoir le dernier mot (avec peut-être Fontana et David E.Kelley). Il est d’ailleurs crédité des 154 épisodes de la série. Il a la particularité d’écrire de manière boulimique. Il laisse à Wells le soin de « produire » cette série extrêmement complexe et surtout coûteuse – notamment quand on décide filmer Air Force One, l’escorte présidentielle ainsi que des cérémonies officielles et gigantesques de manière crédible. Sorkin s’attache, quant à lui, à donner une cohérence, une musique à ce « Urgence à la Maison Blanche ». Il bénéficie du soutien de nombreux conseillers politiques qui ont tous, d’une manière ou d’une autre (chez les Démocrates comme chez les Républicains) travaillé dans le saint des saints de la politique américaine. Avec eux, on peut donc comprendre ce qu’est un embargo, comment se gère une crise diplomatique, un scandale, un attentat, une déclaration de guerre… La politique devient passionnante, pas moins cynique mais on la comprend enfin.

    Avec A la Maison Blanche (The West Wing), Sorkin devient définitivement un grand nom de l’écriture télé.

    Démocrate convaincu, Sorkin fait de sa série, un intéressant pupitre pour parler de politique et même si son cœur balance à gauche, Sorkin ne fait pas l’erreur de créer une série à charge et stéréotypée. Il aime taper sur les Républicains mais sait aussi donner tort à ses amis les Démocrates.
     
    Avec A la Maison Blanche (The West Wing), Sorkin devient définitivement un grand nom de l’écriture télé. Sa série récolte la bagatelle de 13 Emmys lors de sa première apparition. Depuis, le créateur a gagné personnellement ou collectivement tout ce qui pouvait l’être ou presque grâce à son political drama. Emmy Award, Golden Globes, Television Critics Association Awards, Producers Guild Golden Laurel Awards ou encore aux Writers Guild of America Awards. West Wing et Sorkin font le grand chelem. Difficile de faire mieux.
     
    Une triste affaire de consommation de stupéfiants va ralentir la carrière de Sorkin. Son destin se rapproche de celui de Leo McCarthy, personnage de la série qui est à deux doigts de démissionner avant qu’on ne révèle qu’il a été alcoolique. Sorkin quitte sa série par la petite porte. Les grands connaisseurs de A la Maison Blanche (The West Wing) affirment ne pas reconnaître leur œuvre fétiche. John Wells reste seul aux commandes créatives. Ses grandes capacités de production ne sont pas remises en cause mais produire sans Sorkin, enlève un petit supplément d’âme à la meilleure série de network du début de la fin des années 90.
     
    Sorkin fait donc un break et en profite pour retourner à ses premières amours : Le théâtre. Mais la télévision n’est jamais loin. Il termine alors le script de The Farnsworth invention où l’histoire vraie de l’inventeur de la télévision à qui l’industrie volera son idée. La fiction prévue pour être réalisée pour le cinéma par Thomas Schlamme (son compagnon visuel) ne se fera pas. Le projet renaît alors pour Broadway.
     
    Aujourd’hui, L’avenir de Sorkin semble tourner le dos à la fiction télé. En 2006, il tente bien de revenir avec Studio 60 on Sunset strip. La série, malgré une facture luxueuse, est encore une plongée très technique dans un monde, celui de la télévision. Et encore une fois, Sorkin se lance dans une œuvre très écrite, bavarde et brillante par moments. Le grand public se lasse des turpitudes un peu factices de l’équipe du Studio 60. La série est à voir, au moins pour son pilote dont les trois premières minutes sont proprement hallucinantes. Sorkin y fait péter les plombs à un animateur de show qui éructe l’un des plus violents réquisitoire contre l’industrie télé américaine qu'il nous ait été donné d'entendre. Provocation, auto-destruction, calcul ? Sorkin effectue un retour aussi tonitruant que furtif à la télévision. 
     
    Aujourd'hui, c'est le cinéma qui le courtise (l’excellent et très « sorkinien » Social Network en tandem avec David Fincher). Mais l’homme n’en démord pas. Il veut continuer à être cet empêcheur de tourner en rond cathodique. Après avoir juré que l’on ne reverrait plus en télévision, Sorkin est de retour à la télévision avec Newsroom, un drama qui démarre sur les chapeaux de roue avec la confession d’un journaliste vedette qui décide de parler « vrai » en plein milieu d’un raout universitaire. Sorkin est précieux car c’est l’un de ces créateurs dont le style nous importe. Il fait de la fiction télé un art encore plus grand.
     
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